Les fortes chaleurs en prévision font penser au drame de la canicule de 2003.
Les liens avec les services météo, plans d’alerte, interventions à tous les niveaux de l’Etat sont autant d’éléments d’amélioration issus de l’expérience de 2003.
Pour autant, ce drame comme celui des 18 000 morts dans l'indifférence générale de 2015, du fait de l'épidémie de grippe et de l’épisode caniculaire, montrent que les choses ont bien peu évolué concernant les retards français en matière d’aide aux personnes âgées.
La question majeure reste celle de l’accompagnement au quotidien de nos aînés tant à domicile qu’en établissement.
L’AD-PA ne peut que redire cette nécessité de prévention quotidienne et rappeler que la solution est donc, comme l'ont fait nos voisins européens, de mettre en place une véritable prestation autonomie.
Nicolas Sarkozy et François Hollande l'avaient tous les deux promis sans l'avoir fait. Ce devra donc être un des enjeux majeurs du quinquennat qui s'ouvrira en 2017.
mardi 23 août 2016
jeudi 23 juin 2016
COMMUNIQUÉ : TARIFICATION DES ÉTABLISSEMENTS : L'AD-PA ATTEND SOUPLESSE ET SIMPLIFICATION
La troisième réunion de concertation relative à la réforme de la tarification des établissements pour personnes âgées qui s'est déroulée ce 22 juin a permis quelques avancées.
Compte tenu des choix financiers contraints des pouvoirs publics, l'AD-PA avait appelé à une réforme permettant une grande simplification de toutes les procédures.
L'Etat a montré lors de cette réunion avoir pris en compte ces attentes sur certains points (libre affectation des résultats, fongibilité entre sections tarifaires, possibilité de CPOM inter-établissements, simplification du dialogue de gestion, ...). L’AD-PA en est satisfaite.
Pour autant, d'autres mesures du projet de réforme (taux de minoration des forfaits "soin" et "dépendance", seuil d'occupation irréaliste, sanction déséquilibrée en cas de non signature de CPOM, ...) restent encore à travailler.
Aussi, l'AD-PA reste en attente de l'inscription des avancées de ce mercredi dans les projets de décrets et vigilante quant aux mesures d'une rigidité encore excessive par rapport aux nécessités de simplification reconnues par tous.
Compte tenu des choix financiers contraints des pouvoirs publics, l'AD-PA avait appelé à une réforme permettant une grande simplification de toutes les procédures.
L'Etat a montré lors de cette réunion avoir pris en compte ces attentes sur certains points (libre affectation des résultats, fongibilité entre sections tarifaires, possibilité de CPOM inter-établissements, simplification du dialogue de gestion, ...). L’AD-PA en est satisfaite.
Pour autant, d'autres mesures du projet de réforme (taux de minoration des forfaits "soin" et "dépendance", seuil d'occupation irréaliste, sanction déséquilibrée en cas de non signature de CPOM, ...) restent encore à travailler.
Aussi, l'AD-PA reste en attente de l'inscription des avancées de ce mercredi dans les projets de décrets et vigilante quant aux mesures d'une rigidité encore excessive par rapport aux nécessités de simplification reconnues par tous.
mardi 14 juin 2016
15 JUIN : JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA MALTRAITANCE DES PERSONNES ÂGÉES : COMPRENDRE ET AGIR
La société
Cette journée est utile car elle concourt à la prise de conscience collective.
En effet un climat sociétal qui dévalorise la personne âgée (et, a fortiori, quand elle est fragilisée) ne favorise pas le développement du respect, premier rempart contre la maltraitance.
La discrimination parl’âge (âgisme) est encore trop répandue ; que dire de déclarations visant à interdire le vote des plus de 80 ans ou de magazines titrant « Interdit de vieillir »?
Les pervers et les cupides
Les plus exceptionnelles mais les plus spectaculaires, les maltraitances dues à ce type d’individus (voisins, familles ou professionnels) peuvent être verbales, psychologiques, financières voire physiques.
L’AD-PA soutient les efforts des Pouvoirs Publics pour que les victimes et les témoins puissent être écoutés et dénoncent ces situations à la police ou à la justice afin que de telles pratiques soient sévèrement sanctionnées.
Les familles et les professionnels piégés
Le plus souvent à domicile pour les familles (où se déroulent 80% des maltraitances contre 20% en établissement), à domicile ou en établissement pour les professionnels, les difficultés (hormis les cas précédents) naissent de l’épuisement des uns et des autres ; ces actions involontaires s’apparentent plus à une insuffisante bien-traitance : prise en compte incomplète des attentes de la personne, délais trop longs dans la réponse, accompagnement trop rapide dans les actes quotidiens, écoute insuffisante...
Au-delà de l’amélioration de l’information et de la formation, l’essentiel reste la nécessité d’augmenter le nombre de professionnels aidant les personnes âgées à domicile ou en établissement.
La Cour des Comptes rappelait dans son rapport de 2005 que les besoins des personnes âgées sont couverts à moitié dans notre pays.
A quelques jours du lundi de Pentecôte, on voit bien comment l’organisation des financements est le rempart indispensable à la promotion de la bientraitance.
lundi 6 juin 2016
SUICIDE DES PERSONNES ÂGÉES : COMPRENDRE ET AGIR
Près d’un tiers des suicides concernent les personnes âgées de plus de 65 ans.
Dans la politique de prévention qu’il convient de mener auprès des Français de tout âge, il importe d’avoir un volet spécifique auprès des plus âgés.
Tout le monde voudrait être là 3 minutes avant le geste fatal d’un proche. En fait c’est 3 mois ou 3 ans avant qu’il faut agir.
L’AD-PA rappelle donc ses propositions :
- Revaloriser l’image des aînés dans notre société car la dévalorisation sociale conduit souvent à la dévalorisation individuelle. Il faut ainsi lutter contre l’âgisme, ce racisme par l’âge, qui gangrène notre société et conduit à penser que la vie d’un vieux vaut bien peu au regard de la vie d’un jeune. Il faut aussi développer des mesures d’accompagnement du vieillissement à tout âge.
- Mieux accompagner les personnes âgées fragilisées en augmentant le nombre de professionnels à domicile et en établissement afin de lutter contre tout type d’isolement. Accompagner les personnes âgées à des activités hors de chez elles, mieux les écouter au quotidien est fondamental. Ainsi on sait que l’isolement social est un des facteurs majeurs du suicide. C’est pourquoi il faut mettre en place la prestation autonomie annoncée par le Président Hollande.
- Mettre en œuvre un véritable dépistage des phénomènes dépressifs chez les personnes âgées en s’appuyant sur les services d’aide à domicile, les professionnels libéraux et les structures sanitaires. La prévention des fragilités psychiques (de la baisse d’estime de soi jusqu’à la dépression) reste en effet largement inefficace dans notre pays par manque de moyens.
Dans la politique de prévention qu’il convient de mener auprès des Français de tout âge, il importe d’avoir un volet spécifique auprès des plus âgés.
Tout le monde voudrait être là 3 minutes avant le geste fatal d’un proche. En fait c’est 3 mois ou 3 ans avant qu’il faut agir.
L’AD-PA rappelle donc ses propositions :
- Revaloriser l’image des aînés dans notre société car la dévalorisation sociale conduit souvent à la dévalorisation individuelle. Il faut ainsi lutter contre l’âgisme, ce racisme par l’âge, qui gangrène notre société et conduit à penser que la vie d’un vieux vaut bien peu au regard de la vie d’un jeune. Il faut aussi développer des mesures d’accompagnement du vieillissement à tout âge.
- Mieux accompagner les personnes âgées fragilisées en augmentant le nombre de professionnels à domicile et en établissement afin de lutter contre tout type d’isolement. Accompagner les personnes âgées à des activités hors de chez elles, mieux les écouter au quotidien est fondamental. Ainsi on sait que l’isolement social est un des facteurs majeurs du suicide. C’est pourquoi il faut mettre en place la prestation autonomie annoncée par le Président Hollande.
- Mettre en œuvre un véritable dépistage des phénomènes dépressifs chez les personnes âgées en s’appuyant sur les services d’aide à domicile, les professionnels libéraux et les structures sanitaires. La prévention des fragilités psychiques (de la baisse d’estime de soi jusqu’à la dépression) reste en effet largement inefficace dans notre pays par manque de moyens.
lundi 30 mai 2016
COMMUNIQUÉ : L’AD-PA ACCUEILLE 2 NOUVEAUX ADMINISTRATEURS REPRÉSANTANT LES DIRECTEURS DU DOMICILE DANS SON CONSEIL D’ADMINISTRATION
L’Assemblée Générale de l’AD-PA, qui s’est tenue le 26 mai, a élu 2 nouveaux administrateurs domicile :
- Anne-Marie PERRIN est Correspondante régionale adjointe Rhône- Alpes-Auvergne de l’AD-PA. Elle dirige le SSIAD Livradois-Forez à AMBERT (63600)
- Colette BAZARD est Correspondante régionale adjointe Bourgogne- Franche-Comté. Elle est retraitée et dirigeait avant son départ le Service le Val d’Or à VALDOIE (90300).
Elles remplacent Joëlle OLIVIER, Midi-Pyrénées et Danièle GERVAIS, Ile-de-France, que l’AD-PA remercie vivement pour leur engagement dans l’association.
- Anne-Marie PERRIN est Correspondante régionale adjointe Rhône- Alpes-Auvergne de l’AD-PA. Elle dirige le SSIAD Livradois-Forez à AMBERT (63600)
- Colette BAZARD est Correspondante régionale adjointe Bourgogne- Franche-Comté. Elle est retraitée et dirigeait avant son départ le Service le Val d’Or à VALDOIE (90300).
Elles remplacent Joëlle OLIVIER, Midi-Pyrénées et Danièle GERVAIS, Ile-de-France, que l’AD-PA remercie vivement pour leur engagement dans l’association.
jeudi 12 mai 2016
COMMUNIQUÉ : LUNDI DE PENTECÔTE : LES CRÉDITS NE VONT TOUJOURS PAS COMPLÈTEMENT AUX PERSONNES ÂGÉES
Depuis 11 ans l'État a pris l'habitude de détourner les crédits prévus pour les personnes âgées fragilisées et notamment ceux du Lundi de Pentecôte.
Désormais l'État va plus loin : Depuis 2 ans et demi les retraités payent la CASA1 et son produit (726 millions € par an) ne va toujours pas entièrement à l'aide aux personnes âgées malgré le vote officiel de la loi vieillissement fin de l'an dernier.
L'effet Vignette devient de plus en plus énorme c'est ce qui a récemment valu une demande officielle du Conseil de la CNSA à l'Etat pour demander l'utilisation de tous les crédits prévus pour les personnes âgées fragilisées.
L’AD-PA demande donc une réponse rapide des Pouvoirs Publics; en effet il importe que les personnes âgées en établissement et à domicile puissent voir leurs conditions de vie concrètement améliorées et que les centaines de milliers d’emplois correspondants soient réellement créés.
Il importe de ne pas ajouter de nouveaux milliards détournés au 4,5 milliards déjà détournés depuis 11 ans.
Désormais l'État va plus loin : Depuis 2 ans et demi les retraités payent la CASA1 et son produit (726 millions € par an) ne va toujours pas entièrement à l'aide aux personnes âgées malgré le vote officiel de la loi vieillissement fin de l'an dernier.
L'effet Vignette devient de plus en plus énorme c'est ce qui a récemment valu une demande officielle du Conseil de la CNSA à l'Etat pour demander l'utilisation de tous les crédits prévus pour les personnes âgées fragilisées.
L’AD-PA demande donc une réponse rapide des Pouvoirs Publics; en effet il importe que les personnes âgées en établissement et à domicile puissent voir leurs conditions de vie concrètement améliorées et que les centaines de milliers d’emplois correspondants soient réellement créés.
Il importe de ne pas ajouter de nouveaux milliards détournés au 4,5 milliards déjà détournés depuis 11 ans.
1CASA : Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie
mercredi 9 mars 2016
COMMUNIQUÉ : LES DEPARTEMENTS DOIVENT ASSUMER LEURS RESPONSABILITES ENVERS NOS AINES
A l’heure où les départements votent leurs budgets, partout en France, nombre d’entre eux se disent incapables d’assumer leurs responsabilités envers nos ainés.
Certains annoncent des coupes franches dans les budgets alloués aux établissements et services à domicile, comme dans les Deux-Sèvres ; d’autres demandent l’étalement de leurs créances sur plusieurs années, comme dans l’Essonne.
Quels que soient les choix opérés, ces Conseils départementaux imposent de supporter le poids de leur défaillance budgétaire aux personnes âgées, à leurs familles et aux professionnels auprès desquels l’AD-PA sera toujours présente.
L’AD-PA rappelle que depuis une vingtaine d’années les départements ont toujours voulu gérer l’aide aux personnes âgées pour garantir leur propre existence de collectivité locale, y compris parfois au détriment de nos ainés.
Si les départements ne peuvent assumer l’accompagnement des personnes âgées, sauf en se désengageant encore plus, alors il faut que s’ouvre enfin un débat sur une vraie prestation d’aide à l’autonomie attendue par les Français et plébiscitée par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE).
Certains annoncent des coupes franches dans les budgets alloués aux établissements et services à domicile, comme dans les Deux-Sèvres ; d’autres demandent l’étalement de leurs créances sur plusieurs années, comme dans l’Essonne.
Quels que soient les choix opérés, ces Conseils départementaux imposent de supporter le poids de leur défaillance budgétaire aux personnes âgées, à leurs familles et aux professionnels auprès desquels l’AD-PA sera toujours présente.
L’AD-PA rappelle que depuis une vingtaine d’années les départements ont toujours voulu gérer l’aide aux personnes âgées pour garantir leur propre existence de collectivité locale, y compris parfois au détriment de nos ainés.
Si les départements ne peuvent assumer l’accompagnement des personnes âgées, sauf en se désengageant encore plus, alors il faut que s’ouvre enfin un débat sur une vraie prestation d’aide à l’autonomie attendue par les Français et plébiscitée par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE).
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