mardi 14 juin 2016

15 JUIN : JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA MALTRAITANCE DES PERSONNES ÂGÉES : COMPRENDRE ET AGIR

La société 

Cette journée est utile car elle concourt à la prise de conscience collective.

En effet un climat sociétal qui dévalorise la personne âgée (et, a fortiori, quand elle est fragilisée) ne favorise pas le développement du respect, premier rempart contre la maltraitance.
La discrimination parl’âge (âgisme) est encore trop répandue ; que dire de déclarations visant à interdire le vote des plus de 80 ans ou de magazines titrant « Interdit de vieillir »?

Les pervers et les cupides

Les plus exceptionnelles mais les plus spectaculaires, les maltraitances dues à ce type d’individus (voisins, familles ou professionnels) peuvent être verbales, psychologiques, financières voire physiques.
L’AD-PA soutient les efforts des Pouvoirs Publics pour que les victimes et les témoins puissent être écoutés et dénoncent ces situations à la police ou à la justice afin que de telles pratiques soient sévèrement sanctionnées.

Les familles et les professionnels piégés

Le plus souvent à domicile pour les familles (où se déroulent 80% des maltraitances contre 20% en établissement), à domicile ou en établissement pour les professionnels, les difficultés (hormis les cas précédents) naissent de l’épuisement des uns et des autres ; ces actions involontaires s’apparentent plus à une insuffisante bien-traitance : prise en compte incomplète des attentes de la personne, délais trop longs dans la réponse, accompagnement trop rapide dans les actes quotidiens, écoute insuffisante...
Au-delà de l’amélioration de l’information et de la formation, l’essentiel reste la nécessité d’augmenter le nombre de professionnels aidant les personnes âgées à domicile ou en établissement.
La Cour des Comptes rappelait dans son rapport de 2005 que les besoins des personnes âgées sont couverts à moitié dans notre pays.
A quelques jours du lundi de Pentecôte, on voit bien comment l’organisation des financements est le rempart indispensable à la promotion de la bientraitance.

lundi 6 juin 2016

SUICIDE DES PERSONNES ÂGÉES : COMPRENDRE ET AGIR

Près d’un tiers des suicides concernent les personnes âgées de plus de 65 ans.

Dans la politique de prévention qu’il convient de mener auprès des Français de tout âge, il importe d’avoir un volet spécifique auprès des plus âgés.

Tout le monde voudrait être là 3 minutes avant le geste fatal d’un proche. En fait c’est 3 mois ou 3 ans avant qu’il faut agir.

L’AD-PA rappelle donc ses propositions :

- Revaloriser l’image des aînés dans notre société car la dévalorisation sociale conduit souvent à la dévalorisation individuelle. Il faut ainsi lutter contre l’âgisme, ce racisme par l’âge, qui gangrène notre société et conduit à penser que la vie d’un vieux vaut bien peu au regard de la vie d’un jeune. Il faut aussi développer des mesures d’accompagnement du vieillissement à tout âge.

- Mieux accompagner les personnes âgées fragilisées en augmentant le nombre de professionnels à domicile et en établissement afin de lutter contre tout type d’isolement. Accompagner les personnes âgées à des activités hors de chez elles, mieux les écouter au quotidien est fondamental. Ainsi on sait que l’isolement social est un des facteurs majeurs du suicide. C’est pourquoi il faut mettre en place la prestation autonomie annoncée par le Président Hollande.

- Mettre en œuvre un véritable dépistage des phénomènes dépressifs chez les personnes âgées en s’appuyant sur les services d’aide à domicile, les professionnels libéraux et les structures sanitaires. La prévention des fragilités psychiques (de la baisse d’estime de soi jusqu’à la dépression) reste en effet largement inefficace dans notre pays par manque de moyens.

lundi 30 mai 2016

COMMUNIQUÉ : L’AD-PA ACCUEILLE 2 NOUVEAUX ADMINISTRATEURS REPRÉSANTANT LES DIRECTEURS DU DOMICILE DANS SON CONSEIL D’ADMINISTRATION

L’Assemblée Générale de l’AD-PA, qui s’est tenue le 26 mai, a élu 2 nouveaux administrateurs domicile :

- Anne-Marie PERRIN est Correspondante régionale adjointe Rhône- Alpes-Auvergne de l’AD-PA. Elle dirige le SSIAD Livradois-Forez à AMBERT (63600)

- Colette BAZARD est Correspondante régionale adjointe Bourgogne- Franche-Comté. Elle est retraitée et dirigeait avant son départ le Service le Val d’Or à VALDOIE (90300).

Elles remplacent Joëlle OLIVIER, Midi-Pyrénées et Danièle GERVAIS, Ile-de-France, que l’AD-PA remercie vivement pour leur engagement dans l’association.

jeudi 12 mai 2016

COMMUNIQUÉ : LUNDI DE PENTECÔTE : LES CRÉDITS NE VONT TOUJOURS PAS COMPLÈTEMENT AUX PERSONNES ÂGÉES

Depuis 11 ans l'État a pris l'habitude de détourner les crédits prévus pour les personnes âgées fragilisées et notamment ceux du Lundi de Pentecôte.

Désormais l'État va plus loin : Depuis 2 ans et demi les retraités payent la CASA1 et son produit (726 millions € par an) ne va toujours pas entièrement à l'aide aux personnes âgées malgré le vote officiel de la loi vieillissement fin de l'an dernier.

 L'effet Vignette devient de plus en plus énorme c'est ce qui a récemment valu une demande officielle du Conseil de la CNSA à l'Etat pour demander l'utilisation de tous les crédits prévus pour les personnes âgées fragilisées.

 L’AD-PA demande donc une réponse rapide des Pouvoirs Publics; en effet il importe que les personnes âgées en établissement et à domicile puissent voir leurs conditions de vie concrètement améliorées et que les centaines de milliers d’emplois correspondants soient réellement créés.

 Il importe de ne pas ajouter de nouveaux milliards détournés au 4,5 milliards déjà détournés depuis 11 ans.


1CASA : Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie

mercredi 9 mars 2016

COMMUNIQUÉ : LES DEPARTEMENTS DOIVENT ASSUMER LEURS RESPONSABILITES ENVERS NOS AINES

A l’heure où les départements votent leurs budgets, partout en France, nombre d’entre eux se disent incapables d’assumer leurs responsabilités envers nos ainés.

Certains annoncent des coupes franches dans les budgets alloués aux établissements et services à domicile, comme dans les Deux-Sèvres ; d’autres demandent l’étalement de leurs créances sur plusieurs années, comme dans l’Essonne.

Quels que soient les choix opérés, ces Conseils départementaux imposent de supporter le poids de leur défaillance budgétaire aux personnes âgées, à leurs familles et aux professionnels auprès desquels l’AD-PA sera toujours présente.

L’AD-PA rappelle que depuis une vingtaine d’années les départements ont toujours voulu gérer l’aide aux personnes âgées pour garantir leur propre existence de collectivité locale, y compris parfois au détriment de nos ainés.

Si les départements ne peuvent assumer l’accompagnement des personnes âgées, sauf en se désengageant encore plus, alors il faut que s’ouvre enfin un débat sur une vraie prestation d’aide à l’autonomie attendue par les Français et plébiscitée par le Conseil Economique Social et Environnemental (CESE).

vendredi 12 février 2016

COMMUNIQUÉ : REMANIEMENT : LA DECEPTION

L’AD-PA félicite tout d’abord Laurence ROSSIGNOL pour sa nomination en tant que Ministre.

L’AD-PA tient également à féliciter Pascale BOISTARD et regrette vivement qu’elle ne soit pas elle-même promue Ministre de plein exercice.

En effet, alors que la Famille, l’Enfance et les Droits des Femmes bénéficient d’un Ministère, les 13 millions de retraités et personnes âgées n’ont toujours droit qu’à un Secrétariat d’Etat.

Ceci est d’autant plus étonnant que vient d’être adoptée une loi qui entend adapter la Société au vieillissement, que l’aide à domicile vit une crise majeure et que les difficultés s’accumulent dans l’ensemble du secteur.

Aussi, à très court terme, l’AD-PA demande :

  • La mise en œuvre d’un réel choc de simplification dans l’ensemble du secteur (établissement et services à domicile)
  • Le vrai renforcement de l’aide aux services à domicile en difficulté financière.


L’AD-PA rappelle enfin la nécessité, à terme, d’une véritable prestation universelle autonomie qui permettrait de créer plusieurs centaines de milliers d’emplois pour mieux aider les personnes âgées à domicile comme en établissements.